Franz Liszt - HARMONIES POETIQUES - Aldo Ciccolini

Publié le par Sandra Buisson

COMPOSITEUR : Franz LISZT
TITRE :
Harmonies poétiques et religieuses
INTERPRETE : Aldo Ciccolini
EDITEUR : EMI Classics
DATE : 1970 (CD : 2002)

     Les Harmonies poétiques et religieuses tirent leur titre du recueil d'Alphone de Lamartine, même si toutes les pièces ne s'inspirent pas d'un poème du poète français.
     C'est un étrange recueil de pièces assez différentes les unes des autres, et qui pourtant laisse une impressionnante impression d'unité et de cohérence.
     Certaines pièces sont très simples, très dépouillées, comme les prières de l'Ave Maria ou du Pater Noster. On dirait qu'elles font office d'interlude entre les "grandes" pièces du recueil.
     De celles-ci, trois se distinguent nettement par leur taille, la richesse de leur écriture, et la beauté de leur inspiration. Funérailles est la seule qui soit souvent jouée, car c'est sans doute la moins recueillie et la plus spectaculaire. C'est une marche funèbre à la fois grave, sinistre et tonitruante, qui - il est vrai - parvient à faire beaucoup d'effet.
     Mais je lui préfère personnellement de beaucoup les deux autres grandes pièces : Pensée des morts, d'abord, qui, malgré son titre, est beaucoup moins macabre que les Funérailles. Surtout après l'énoncé du psaume Miserere où, dans un calme de limbes, surgit un thème merveilleux, un des plus simples et des plus beaux - à mon avis - écrits par Liszt, sur un accompagnement qui fait penser à la Sonate "Au clair de lune" de Beethoven.
     Mais l'Everest du recueil reste la Bénédiction de Dieu dans la solitude, vaste fresque de plus d'une quinzaine de minutes, dont le thème principal est d'une grandiose beauté, éclairé de mille couleurs par les prodiges de la virtuosité. Dans cette rare interprétation intégrale du recueil, Aldo Ciccolini, avec un jeu techniquement impressionnant, mais jamais seulement technique tente d'approcher les hauteurs spirituelles que Liszt - comme Lamartine - devaient entrevoir en composant - et en écrivant - ces merveilleuses "harmonies".


Extrait : Bénédiction de Dieu dans la solitude


Publié dans XIXème siècle

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chris 25/07/2008 20:07

coucou !!!
merci pour ton magnifique poeme sur mon blog !!!!
fais en moi dotre !!!
merci

Papageno 01/07/2008 22:57

Je suis d'accord avec vous: "Bénédiction de Dieu dans la solitude" est une des meilleures pièces de Liszt (et sans doute de toute la littérature pour piano). Je n'ai pas écouté la version de Ciccolini mais un certain nombre d'autres (Duchâble, Arrau, Thomson).

Le titre du recueil vient de celui de Lamartine, c'est aussi ce qui en fait l'unité. Pour chaque pièce, Liszt a pris soin de recopier les vers de Lamartine sur la partition. Ainsi, la "Bénédiction" commence par le début du poème éponyme:

D'où me vient, ô mon Dieu ! cette paix qui m'inonde ?
D'où me vient cette foi dont mon cœur surabonde ?
A moi qui tout à l'heure incertain, agité,
Et sur les flots du doute à tout vent ballotté,
Cherchais le bien, le vrai, dans les rêves des sages,
Et la paix dans des cœurs retentissants d'orages.
A peine sur mon front quelques jours ont glissé,
Il me semble qu'un siècle et qu'un monde ont passé;
Et que, séparé d'eux par un abîme immense,
Un nouvel homme en moi renaît et recommence.

Si vous aimez ce disque, la lecture de Lamartine ne peut que vous aider à mieux comprendre et apprécier ce recueil de Liszt.

Marion 01/07/2008 16:54

Bienvenue Sandra !

J'aime beaucoup Liszt aussi, surtout la campanella personnellement, génial ! :)

:0010::0011::0004:Danielle 22/06/2008 17:11

Bonjour !

un ptit coucou pour vous souhaiter bon après-midi ! !
bon dimanche et bonne semaine ! bisous !
je vous laisse un autre blog si ça vous dit - MERCI !

http://les-inoubliables.over-blog.net/